DPE au Plan à Valence : bâti, étiquettes et repères pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Au Plan à Valence, les 947 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, avec une construction dominante entre 1948 et 1974. Les étiquettes C et D y occupent l’essentiel de l’échantillon, tandis que la part de passoires énergétiques est inférieure à celle de la ville.

DPE au Plan à Valence : bâti, étiquettes et repères pour vendre ou louer — Valence

947 DPE pour comprendre le profil énergétique du Plan

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Le Plan)Part du quartier
A00,0 %
B30,3 %
C40642,9 %
D51554,4 %
E222,3 %
F10,1 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Le Plan (Valence).

Le dossier du Plan repose sur 947 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Valence. Ils appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction, leurs étiquettes et plusieurs indicateurs médians. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif du parc résidentiel du quartier. Il faut donc lire les résultats comme le portrait de l’échantillon disponible, et non comme une description certaine de chaque immeuble ou de chaque logement. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de donner des repères locaux : ils situent un bien dans son environnement, sans remplacer l’examen de ses caractéristiques et de son propre diagnostic.

  • Périmètre local : 947 DPE géolocalisés au Plan. Les proportions décrivent cet ensemble de diagnostics ; elles ne permettent pas de déduire le nombre total de logements présents dans le quartier.
  • Référence de comparaison : l’échantillon analysé comprend 15 000 DPE à Valence. Les indicateurs de la ville servent de point de comparaison, sans effacer les particularités du bâti du Plan.
  • Lecture des médianes : les valeurs de 77 m², de 180 kWh/m²/an et de 1 120 € sont des indicateurs distincts. Elles ne décrivent pas nécessairement un même logement.

Un bâti surtout collectif, dominé par la période 1948-1974

Le profil du bâti diagnostiqué au Plan se distingue par le poids de la période 1948-1974, qui représente 61,5 % des diagnostics du quartier. Au total, 61,6 % concernent des logements construits avant 1975, tandis que la part antérieure à 1948 se limite à 0,1 %. Cette dernière proportion contraste avec les 22,9 % observés à Valence : le bâti ancien d’avant 1948 occupe donc une place très réduite dans l’échantillon local. Les maisons individuelles ne représentent que 5,2 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Le portrait est ainsi celui d’un parc largement collectif, principalement construit entre 1948 et 1974. Ces caractéristiques ne renseignent cependant ni sur les matériaux employés ni sur les équipements ou les éventuelles rénovations. L’âge d’un bâtiment ne suffit pas à déterminer son étiquette énergétique.

Les classes C et D dominent, avec une seule passoire recensée

La répartition des étiquettes fait apparaître une nette concentration sur les classes D et C, avec respectivement 515 et 406 diagnostics. La classe D est donc la plus représentée, devant la classe C. Les autres résultats sont beaucoup moins nombreux : 22 diagnostics en E, 3 en B et 1 en F, sans diagnostic en A ni en G. La part de passoires énergétiques F et G atteint ainsi 0,1 % dans le quartier, contre 6,5 % pour Valence. Sur cet indicateur précis, le Plan présente une proportion inférieure à celle de la ville. Cela ne signifie pas pour autant que son parc diagnostiqué relève des meilleures classes : aucune étiquette A n’est recensée et la classe B reste marginale. Le constat principal est la prédominance des étiquettes intermédiaires C et D.

  • Classes A et B : aucun diagnostic en A et 3 en B. L’échantillon ne montre donc pas une présence importante de logements dans ces deux classes.
  • Classes C et D : 406 diagnostics en C et 515 en D. Ces résultats constituent le principal repère local pour situer l’étiquette d’un logement proposé à la vente ou à la location.
  • Classe E : 22 diagnostics. Ces logements sont moins nombreux que ceux classés C ou D, mais leur situation mérite une lecture distincte, sans les assimiler aux classes F et G.
  • Classes F et G : 1 diagnostic en F et aucun en G. La proportion de 0,1 % concerne l’échantillon analysé et ne garantit pas l’absence d’autres logements énergivores dans le quartier.

Une consommation médiane plus basse, mais un coût estimé plus élevé

La comparaison avec Valence doit distinguer la consommation rapportée à la surface, le coût énergétique annuel estimé et la taille des logements. Au Plan, la consommation médiane atteint 180 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an dans la ville. Le coût annuel médian estimé est pourtant supérieur : 1 120 €, contre 1 027 €. Ces deux constats ne sont pas contradictoires, car ils ne mesurent pas la même chose. La surface médiane est également plus importante dans le quartier, avec 77 m² contre 63 m² à Valence. Cette différence de surface doit être gardée à l’esprit, sans lui attribuer à elle seule l’écart de coût. Les données fournies ne permettent pas d’isoler les facteurs explicatifs. Enfin, il s’agit de médianes, et non de moyennes arithmétiques ou de factures effectivement relevées.

Vendre ou louer : partir du DPE du bien, puis le situer

Pour vendre un logement au Plan, les résultats du quartier apportent un contexte utile à la présentation du bien. Une étiquette C ou D correspond aux classes les plus fréquentes parmi les 947 diagnostics analysés. À l’inverse, une étiquette F se distingue dans cet échantillon, puisqu’un seul cas y est recensé. Ce positionnement permet d’expliquer la situation énergétique du logement sans lui attribuer automatiquement une valeur marchande. Aucune donnée fournie ne mesure l’effet du DPE sur le montant des transactions, les négociations ou l’intérêt des acquéreurs. La présentation doit donc rester centrée sur le diagnostic individuel, la surface et l’estimation énergétique propres au bien. Le faible taux local de passoires peut être mentionné comme contexte statistique, mais pas comme preuve de la performance d’un appartement particulier.

Pour une mise en location, la même distinction entre repère collectif et situation individuelle est nécessaire. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 120 € ne doit pas être présenté comme la dépense attendue pour n’importe quel logement du Plan. De même, la consommation médiane de 180 kWh/m²/an n’est pas une valeur applicable à tous les appartements. Le dossier du logement doit permettre de lire ensemble son étiquette, sa consommation estimée, sa surface et son coût énergétique estimé. Les données transmises ne précisent pas les règles juridiques applicables à la location : elles ne permettent donc pas de conclure à la possibilité de louer un bien particulier. Pour un candidat locataire, cette analyse locale reste un outil de comparaison, sans constituer une garantie de dépense ou de confort.

Questions fréquentes

Le Plan compte-t-il moins de passoires énergétiques que Valence ?

Oui, en proportion dans l’échantillon analysé : les classes F et G représentent 0,1 % des DPE du Plan, contre 6,5 % à Valence. Le quartier compte 1 diagnostic en F et aucun en G. Cette comparaison porte sur les diagnostics disponibles ; elle ne constitue pas un recensement exhaustif de tous les logements du quartier.

Le bâti du Plan est-il principalement ancien ou récent ?

La période dominante est 1948-1974, avec 61,5 % des diagnostics. Le bâti d’avant 1948 ne représente que 0,1 % de l’échantillon, contre 22,9 % à Valence. Le quartier se caractérise donc surtout par des constructions de 1948-1974, et non par un parc majoritairement antérieur à 1948. Les maisons individuelles représentent seulement 5,2 %, le reste étant constitué d’appartements.

Quel budget énergétique retenir pour un logement au Plan ?

Le repère fourni est un coût énergétique annuel médian estimé de 1 120 €, contre 1 027 € à Valence. Ce montant n’est ni une facture observée ni une prévision individuelle. La surface médiane locale atteint 77 m², contre 63 m² dans la ville. Pour examiner un bien précis, il faut privilégier ses propres estimations plutôt que lui appliquer la médiane du quartier.

Sources officielles

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